Une étude Norvégienne sur l’impact du VTT

Comme les instances norvégiennes s’interrogent actuellement sur la gestion des sports de nature, des études paraissent sur l’impact environnemental des différentes activités, dont le VTT. En voici les principaux enseignements.

Vous pouvez télécharger la totalité de l’étude (en norvégien uniquement).

Pour les personnes ne lisant pas le norvégien, nous vous proposons une traduction du résumé de l’étude concernant le VTT ci-dessous. En bref, l’étude nous conforte dans les connaissances que nous avons développées, nous permettant d’aménager les sentiers en limitant leur dégradation.

 Principaux enseignements

Le nombre de vététistes et de cavaliers ne cesse d’augmenter au cours des années et leurs pratiques évoluent aussi. Dans le livre Blanc sur les sports de pleine nature norvégien, le « Friluftslivsmeldingen »,  de nouvelles législations sur le VTT sont envisagées.

Le projet est une étude de terrain sur des milieux montagneux et forestiers. Cette étude porte sur 21 sentiers pour un total de 202 segments, dans ceux-ci 15 trails et 143 segments étaient majoritairement utilisés par le VTT, et 6 trails et 59 segments étaient majoritairement utilisés par les cavaliers.

Nous avons concentré notre analyse sur l’impact total sur la trace, cela inclut les zones de transition entre les sentiers et la végétation intacte,  la profondeur des traces, les effets provoqués par l’usage selon qu’il était important ou réduit, l’humidité du sol, et sa déclivité.

MBF-étude norvège 2016 -2

Résultat de l’étude :

Des tendances similaires ont été observées, quel que soit le milieu d’étude : un usage important sur des sols très humides mène à un degré d’attention supérieure, puisqu’ils provoquent des élargissements.

Les traces de VTT dans une végétation humide étaient deux fois plus larges que les traces en période sèche. Pareillement, un usage intensif était plus impactant dans les zones humides que les zones sèches.

Cela est particulièrement visible sur les traces de VTT. Les traces de chevaux étaient elles aussi plus larges durant les saisons humides.

La déclivité était aussi essentielle dans la prise de ces mesures, les traces sur des terrains pentus étaient souvent plus profondes que sur des terrains plus plats.

Ces analyses étaient communes aux milieux forestier et montagneux, quel que soit le type d’utilisation, cette observation suggère que cette étude serait transposable sur la globalité des sentiers. (Humide vs sec, plat vs pentu)

Obtenir des données claires et précises sur la fréquentation des sentiers pour les besoins de cette étude fut très complexe.

Nous avons collecté les avis des utilisateurs locaux pour les recouper avec nos données de fréquentation. Cependant, les sentiers sont normalement utilisés par plus d’utilisateurs que les cavaliers et les vététistes, incluant des marcheurs, mais aussi du bétail.

MBF-étude norvège 2016

Certains des sentiers étaient récents, d’autres étaient très anciens. Certaines traces sont utilisées continuellement durant l’été alors que d’autres ne sont utilisées que sur un très court laps de temps.

Notre impression générale est que c’est l’utilisation globale du sentier qui est décisif pour déterminer de sa dégradation. En d’autres termes, il serait incomplet de s’intéresser qu’aux VTT et aux chevaux.

Avec l’utilisation de plus en plus importante et des changements législatifs potentiels, il semblerait qu’un encadrement plus important des activités de pleine nature soit nécessaire et ceux à l’intérieur ou à l’extérieur des zones protégées.

Notre observation s’attardant principalement sur l’élargissement des sentiers au détriment de la végétation environnante, ces informations pourraient être utilisées pour protéger en priorités certaines zones notamment en créant des sentiers de substitution, ou des travaux de reprise de l’assise du sol (le rendant moins sensible à la fréquentation).

Cependant, pour obtenir les résultats souhaités il est essentiel que ces règles d’encadrement soient prises en commun avec les pratiquants et les autorités de protection de la nature.

Il est fortement possible que les relations entre les différents pratiquants des sports de pleine nature deviennent un challenge au moins aussi important que les décisions des autorités quant au futur de l’impact de ces activités sur l’environnement.

En savoir plus :

L’étude de Valmorel

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