Quel est l’impact du VTT sur la faune?

Cet article explore la réaction de la faune aux loisirs sportifs et aux perceptions associées des visiteurs, notamment la réaction face aux pédestres et aux vététistes.

L’article suivant est basé sur les recherches d’Audrey R.Taylor et Richard L.Knight : Réaction de la faune aux loisirs et aux perceptions associées des visiteurs. MBF à traduit et résumé cette étude.

MBF-Marmotte

Introduction

Les activités de plein air peuvent perturber la vie sauvage, entraînant des dépenses énergétiques, des incidences sur le comportement et la forme physique des animaux ainsi que l’évitement de l’habitat qui leur est propice. Le VTT est en train de devenir une forme populaire de loisir en plein air, mais on ne sait pas vraiment si la faune réagit différemment au vélo de montagne par rapport aux formes de loisirs plus traditionnelles, telles que la randonnée. C’était donc l’objectif de cette étude.

Réaction de la faune

Il y a peu de différences dans la réaction de la faune face aux randonneurs et aux vététistes. Alors que les deux activités impliquent que des êtres humains se déplacent par des moyens non motorisés sur ou en dehors des sentiers désignés, les randonneurs conservent leur forme humaine tandis que les vététistes apparaissent différemment des êtres humains car ils sont à vélo…

En règle générale, les piétons induisent une réaction plus intense de la faune que les véhicules motorisés, peut-être parce que les animaux réagissent d’avantage à la forme humaine.

Cependant, les vététistes se déplacent à une vitesse supérieure et sont moins enclins à parler que les randonneurs, ce qui peut rendre le VTT moins prévisible pour la faune. Le peu de différences entre les réactions de la faune à la randonnée et au vélo peut être attribué à un équilibre entre les attributs perturbants de chaque activité.

Zone d’influence

La zone d’influence autour d’un pratiquant sur un sentier ne diffère pas entre le VTT et la randonnée.

Cela signifie peut-être que la faune ne fait pas la différence entre les randonneurs et les cyclistes, mais réagit à la présence d’un humain en mouvement sur un sentier, quelle que soit l’activité de la personne.

Management et conclusions

Nous n’avons trouvé aucune justification biologique à la gestion du VTT d’une manière différente de la randonnée pédestre, si les décisions de gestion devaient être basées uniquement sur les réactions de la faune à chaque activité. Cependant, étant donné que les cyclistes se déplacent plus vite que les randonneurs, ils peuvent couvrir plus de terrain au cours d’une période donnée que les randonneurs, ce qui leur fait déranger plus d’animaux sauvages par unité de temps.

Étant donné que la faune réagirait plus fortement aux pratiquants hors de sentiers battus, les visiteurs devraient rester sur les sentiers désignés afin de ne pas la déranger davantage.

Les pratiquants ont également tendance à blâmer d’autres groupes d’utilisateurs pour le stress causé à la faune plutôt que de se tenir pour responsables.

Au final l’article conclut qu’il existe peu de différences entre l’impact du VTT et la randonnée pédestre. Les réactions semblent même être plus important pour un randonneur pédestre. Attention ! L’étude ne dit pas que l’impact est nul.

MBF - Singletrack

Sources :

Audrey R. Taylor & Richard L.Knight : Wildlife responses to recreation and associated visitor perceptions. Ecological Applications pp. 951-963 2003 par l’Ecological Society of America’.

 

 

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